Les 5 blessures de l’âme

« Nous avons tous la même mission en venant sur cette planète, celle de vivre des expériences jusqu’à ce que nous arrivions à les accepter et à nous aimer à travers elles »
      Louise Bourbeau

Je voudrais vous parler des cinq blessures de l’âme, ces blessures qui resurgissent en nous dans des situations précises ou dans la vie courante, et qui dictent notre conduite et nos réactions. Ce sont des blessures que notre subconscient à ancré en nous dès notre plus jeune âge. Ces blessures conditionnent nos rapports aux autres et avec nous-même.

Il y aurait également un lien entre elles et notre apparence extérieure. C’est-à-dire qu’elles poussent notre corps à développer une morphologie-type ! C’est dire leur impact sur notre vie. Le psychiatre américain John Pierrakos a été le premier à les identifier et les répertorier. Donc n’y voyez aucune généralité ou jugement de ma part, je ne fais que relayer les études faites autour de son travail.

Souvent, une de ces blessures domine, mais généralement nous souffrons de trois d’entre elles. Ces principales blessures de l’âme sont : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Rien qu’à les énumérer, je suis sûre que vous sauriez vous reconnaître dans certaines.

Pour répondre à ces blessures, nous mettons un masque, c’est-à-dire que nous nous créons de nouvelle personnalité qui nous protège et qui nous empêche d’être nous-mêmes. Vous voyez le paradoxe : on pense aller mieux en se cachant, mais on ne s’accomplit pas pour autant… A chaque blessure son déguisement, donc !

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Rejet : le masque du fuyant

Abandon : le masque du dépendant

Humiliation : le masque du masochiste

Trahison : le masque du contrôlant

Injustice : le masque du rigide

Voyons ensemble ces blessures plus en détail.

Le rejet : Le masque du fuyant

Sa plus grande peur : la panique.

Le rejet est une blessure profonde car elle remet en question le droit d’exister de celui qui en souffre. Elle est notamment présente chez les enfants non désirés ou rejetés par un parent (souvent celui du même sexe).

Le fuyant est une personne cérébrale et intellectuelle, plutôt détachée du matériel. Ce type de personnalité va beaucoup intellectualiser pour ne pas rentrer dans l’émotionnel, un domaine qui lui fait peur. Il s’exprime souvent de façon impersonnelle, il dit rarement « je » mais plutôt « on ». Le fuyant à un coté créatif mais il a du mal à passer à l’action.pexels-photo-106567

Il se sent rarement en sécurité : en cas de danger il a tendance à paniquer. Il se sent souvent incompris et il va régulièrement se dévaloriser et, parallèlement, développer un côté très perfectionniste. Il peut passer de l’amour à la haine facilement.

Physiquement le fuyant est mince, longiligne, le corps souvent contracté et parfois asymétrique. Sa voix est éteinte et faible.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, voici une première étape pour avancer : prendre conscience de sa blessure et l’accepter. La blessure du rejet est en voie de guérison lorsque la personne se trouve de moins en moins confrontée à des situations qui la font paniquer. Le fuyant doit prendre conscience qu’il a une place au même titre que les autres, et qu’il faut oser s’affirmer et affronter ses peurs.

Abandon (masque du dépendant)

Sa plus grande peur : la solitude.

Le dépendant souffre d’abandon et d’un manque de communication de la part de son parent de sexe opposé. Ce parent effacé a laissé l’autre parent prendre trop de place : nous avons tous connu, de près ou de loin, une figure maternelle sur-présente et une figure paternelle en retrait, ou à l’opposé une figure paternelle autoritaire et une figure maternelle discrète. L’enfant se sent alors abandonné affectivement par cette moitié parentale absente.

A l’âge adulte, il exprime cela par une dépendance dans son rapport aux autres. Il a tendance à chercher l’approbation, l’attention et le soutien de son entourage. Il a du mal à prendre seul une décision et il va beaucoup demander des conseils autour de lui. Selon Louise Bourbeau dans Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même, de nombreux artistes, chanteurs, acteurs ou artistes sont des dépendants se nourrissant de cette admiration du public sans laquelle ils déprimeraient. Evidemment, il craint la solitude et sera plutôt sujet à des hauts et des bas émotionnels assez extrêmes (dépression, dramatisation…).

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Le dépendant à un corps plutôt mince mais qui manque de tonus, il a souvent des grands yeux tristes et une voix d’enfant.

Pour guérir, il faut prendre conscience de sa blessure et l’accepter. Le dépendant doit apprendre à apprécier les moments de solitude, à arrêter de chercher l’attention et l’approbation des autres. Il deviendra ainsi autonome : il pourra se soutenir lui-même, se pardonner et pardonner aux autres.

L’humiliation : Le masque du masochiste

Sa plus grande peur : être libre.

Cette blessure surgit lorsque l’enfant sent qu’un de ses parents a honte de lui : par exemple lorsque l’enfant se sali ou fait des dégâts et qu’il pointé du doigt par ses parents qui le traitent de « petit cochon » ou l’humilient publiquement. Le plus souvent cette blessure est provoquée par la mère.

L’enfant qui vit de l’humiliation se créera le masque du masochiste. C’est un comportement dans lequel il y aura de la satisfaction et même du plaisir à souffrir. Le masochiste cherchera l’humiliation de façon inconsciente.

Cette personne à l’âge adulte aura tendance à se créer des contraintes et des obligations. Le masochiste aime prendre soin des autres, et s’oublie. Il se dévalorise souvent, il se punit lui-même. Il s’impose des contraintes pour palier à sa plus grande peur : la liberté. Il se crée ses obligations car sans cela il vivrait sa vie sans limites. Il tomberait alors dans l’excès dans plusieurs domaines (nourriture, achat, boisson, travail). Dans ces cas il aurait honte de lui même car il se sentirait humilié par les regards ou remarques des autres. Il a très peur de se retrouver sans limites et certain de ne pouvoir se gérer seul. Il s’arrange donc inconsciemment pour ne pas être libre. Il aime aussi que les autres dépendent de lui.

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Le masochiste à un corps qui lui fait honte. Son corps est rondelet, voir gros, son visage est ouvert avec de grand yeux enfantin. Le masochiste feint souvent des sentiments dans sa voix, pour passer pour une personne intéressée et impliqué dans les conversations.

Pour guérir cette blessure il faut prendre conscience de sa blessure et de l’accepter. Le masochiste doit reconnaître à quel point il a pu avoir honte de lui même, il doit apprendre à s’aimer et s’accepter.  Il doit prendre en compte ses besoins avant de vouloir aider les autres, apprendre à en prendre moins sur ses épaules.

La trahison : le masque du contrôlant

Ses plus grandes peurs : la dissociation, la séparation

Cette blessure naît lorsque le parent du sexe opposé dévalorise ou maltraite le parent du même sexe : malheureusement, on peut penser par exemple à une situation de violence conjugale. Chez cet enfant l’attachement au parent du sexe opposé est très fort, ce qui affectera ses relations affectives à l’âge adulte. Il aura tendance à comparer ses partenaires avec son parent du sexe opposé.

Le contrôlant est doté d’une forte personnalité, il aime avoir le contrôle sur tout, est exigeant avec lui et envers les autres. Il a tendance à l’hyperactivité, à l’impatience et à l’orgueil. Il n’aime pas se confier, il se protège pour ne pas montrer ses faiblesses de peur de se sentir vulnérable. Il admet difficilement ses erreurs, il peut être d’humeur inégal et perd facilement son sang froid.

Sa plus grande peur est la dissociation. C’est le type de personne qui vit le plus difficilement une séparation de couple. Pour le contrôlant c’est un véritable échec. Si la séparation vient de lui, il a peur de trahir l’autre et d’être vu comme un traître. Si elle vient de l’autre, il l’accusera de trahison.

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Physiquement son corps est empreint de force. Chez l’homme les épaules sont  larges et la poitrine bombée, chez la femme le bas du corps plus large que les épaules. Son ventre est plutôt bombé. Il parle d’une façon mécanique et plutôt retenue.

Pour guérir cette blessure il faut prendre conscience de sa blessure et de l’accepter. Il faut qu’il apprenne à ne plus se mettre en colère lorsque tout ne se déroule pas comme il l’avait prévu, il doit également apprendre à lâcher-prise et accepter de ne pas tout contrôler. Il doit laisser aux autres plus de place et accepter de ne pas être le centre d’attention.

L’injustice : Le masque du rigide

Sa plus grande peur : la froideur.

Cette blessure naît au contact de parents sévères et autoritaires. L’enfant trouve injuste cette situation et a le sentiment de ne pas pouvoir s’affirmer et s’exprimer : les figures parentales sont écrasantes, exigeantes, et ne laissent pas de place à l’expression entière de l’enfant. Il vit surtout cette blessure avec le parent du même sexe.

Le rigide est une personne sensible intérieurement mais elle fait tout pour réprimer ses émotions et ne rien montrer aux autres. Il parait froid et imperturbable. Il est très optimiste en apparence et s’il a des difficultés, il dira toujours que tout va bien, préférant se débrouiller seul pour les résoudre plutôt que de demander de l’aide. Le rigide cherche la justice avant tout. Il est obsédé par la perfection autant dans ses actes que dans ses paroles. Il ne respecte pas ses limites et s’en demande beaucoup. Il craint l’autorité car étant jeune il a dû s’y soumettre. Quand les autres doutent de lui alors qu’il a été honnête et juste, il vit cela comme un traumatisme.

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Paradoxalement il fait son possible pour se montrer chaleureux et ne réalise pas vraiment qu’on puisse le trouver froid voir insensible. Il vit très mal la froideur des autres. Quand une personne est froide avec lui,  il le prend tout de suite personnellement et il se demande ce qu’il a fait ou dit de mal ou d’incorrect pour que l’autre agisse ainsi.

Le corps du rigide est droit et harmonieux. Les épaules sont droites de la même largeur que les hanches. De tous les blessés, c’est lui qui a le plus peur de prendre du poids, toujours dans son idéal de perfection. Sa voix est forte et porte au loin.

Pour guérir cette blessure il faut prendre conscience de sa blessure et de l’accepter. Le rigide doit apprendre l’indulgence et se donner le droit à l’erreur. Il doit accepter sa sensibilité et libérer ses émotions.

La guérison de ces blessures passe par plusieurs étapes :

La première étape est comme répété à chaque paragraphe : Prendre conscience de sa blessure et l’accepter. Il faut reconnaître et accepter également d’avoir éprouvé de la colère et de la révolte envers nos parents, envers les autres et envers nous même. L’idéal, c’est d’accepter le ou les masques et se remercier de les avoir créés car ils nous ont aidé à survivre. Il faut ressentir de la compassion envers soi et envers ses parents qui souvent ont souffert des mêmes blessures que nous.

La dernière étape consiste à apprendre à redevenir soi même, sans porter son ou ses masques pour se protéger. Nous ne sommes pas nos blessures !  Il est temps d’accepter la vie telle qu’elle est et surtout de s’accepter pleinement, il est temps de s’aimer, d’avoir de la compassion pour soi et se donner le droit d’être la personne que l’on est vraiment.

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Pour aller plus loin vous conseille les livres «  Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même » de Louise Bourbeau (très complet et agréable à lire) et «  Les 5 blessures de l’âme » de Mary- Laure Teyssedre et Isabelle Gauducheau, (livre court et ludique avec des tests pour reconnaître ses blessures)

J’espère que cet article vous à permis d’identifier vos blessures et peut être celles de vos proches également. Pour ma part j’en ai identifié une dominante et je me suis rendue compte que la plupart de mes proches avaient par certains de leurs comportements la même ou celles qui me sont secondaires. Cela m’a aidé à comprendre les moments ou j’étais en réaction et ou je portais un masque et les moments ou eux aussi l’étaient.

Souvent nous agissons en miroir, nous reprochons aux autres ce que nous n’aimons pas chez nous, nous voyons chez eux ce que nous nous ne voyons pas dans nos comportements. Reconnaître les blessures des autres m’a beaucoup aidé. Et m’a permis de voir en face les miennes car elles étaient en résonance. J’ai développé plus de bienveillance et d’empathie, autant à leur égard qu’au mien.

Guérir ses blessures cela n’est pas facile, car nous devons faire face à ce qui nous fait souffrir, sans se voiler la face, sans porter de masque. Guérir ses blessures c’est accepter de grandir et de devenir autonome. Toute l’énergie que nous employons jadis à tenter de nous dissimuler va enfin être employée à bon escient, pour nous permettre d’être nous même et d’atteindre notre plein potentiel !

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Et je terminerai cet article sur une phrase Louise Bourbeau : « Tant qu’une expérience est vécue dans la non acceptation, c’est-à-dire dans le jugement, dans la culpabilité, la peur, le regret ou toute autre forme de non acceptation, l’humain s’attire sans cesse les circonstances et les personnes qui lui font revivre cette expérience ».

Paix & gratitude

Virginie

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4 réflexions sur “Les 5 blessures de l’âme

  1. Coucou Virginie,
    Ton article était tellement intéressant, grâce à toi j’ai appris beaucoup de choses sur les différents masques que l’on peu avoir et ce qui peut se cacher derrière. On arrive facilement à reconnaitre nos facettes et celle de nos proches grâce aux descriptions. Je compte partager ton article autour de moi, merci et à bientôt

    Aimé par 1 personne

    • Merci Émeline, je suis contente que cet article t’ai plu 🙂
      Si le sujet t’intéresses et que tu souhaites aller plus loin, je te conseille le livre de Louise Bourbeau « les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » qui est très complet et détaillé.
      Bonne journée, à bientôt 🙂

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