Les 5 blessures de l’âme

« Nous avons tous la même mission en venant sur cette planète, celle de vivre des expériences jusqu’à ce que nous arrivions à les accepter et à nous aimer à travers elles »
      Louise Bourbeau

Je voudrais vous parler des cinq blessures de l’âme, ces blessures qui resurgissent en nous dans des situations précises ou dans la vie courante, et qui dictent notre conduite et nos réactions. Ce sont des blessures que notre subconscient à ancré en nous dès notre plus jeune âge. Ces blessures conditionnent nos rapports aux autres et avec nous-même.

Il y aurait également un lien entre elles et notre apparence extérieure. C’est-à-dire qu’elles poussent notre corps à développer une morphologie-type ! C’est dire leur impact sur notre vie. Le psychiatre américain John Pierrakos a été le premier à les identifier et les répertorier. Donc n’y voyez aucune généralité ou jugement de ma part, je ne fais que relayer les études faites autour de son travail.

Souvent, une de ces blessures domine, mais généralement nous souffrons de trois d’entre elles. Ces principales blessures de l’âme sont : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Rien qu’à les énumérer, je suis sûre que vous sauriez vous reconnaître dans certaines.

Pour répondre à ces blessures, nous mettons un masque, c’est-à-dire que nous nous créons de nouvelle personnalité qui nous protège et qui nous empêche d’être nous-mêmes. Vous voyez le paradoxe : on pense aller mieux en se cachant, mais on ne s’accomplit pas pour autant… A chaque blessure son déguisement, donc !

pexels-photo-189449

Rejet : le masque du fuyant

Abandon : le masque du dépendant

Humiliation : le masque du masochiste

Trahison : le masque du contrôlant

Injustice : le masque du rigide

Voyons ensemble ces blessures plus en détail.

Le rejet : Le masque du fuyant

Sa plus grande peur : la panique.

Le rejet est une blessure profonde car elle remet en question le droit d’exister de celui qui en souffre. Elle est notamment présente chez les enfants non désirés ou rejetés par un parent (souvent celui du même sexe).

Le fuyant est une personne cérébrale et intellectuelle, plutôt détachée du matériel. Ce type de personnalité va beaucoup intellectualiser pour ne pas rentrer dans l’émotionnel, un domaine qui lui fait peur. Il s’exprime souvent de façon impersonnelle, il dit rarement « je » mais plutôt « on ». Le fuyant à un coté créatif mais il a du mal à passer à l’action.pexels-photo-106567

Il se sent rarement en sécurité : en cas de danger il a tendance à paniquer. Il se sent souvent incompris et il va régulièrement se dévaloriser et, parallèlement, développer un côté très perfectionniste. Il peut passer de l’amour à la haine facilement.

Physiquement le fuyant est mince, longiligne, le corps souvent contracté et parfois asymétrique. Sa voix est éteinte et faible.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, voici une première étape pour avancer : prendre conscience de sa blessure et l’accepter. La blessure du rejet est en voie de guérison lorsque la personne se trouve de moins en moins confrontée à des situations qui la font paniquer. Le fuyant doit prendre conscience qu’il a une place au même titre que les autres, et qu’il faut oser s’affirmer et affronter ses peurs.

Abandon (masque du dépendant)

Sa plus grande peur : la solitude.

Le dépendant souffre d’abandon et d’un manque de communication de la part de son parent de sexe opposé. Ce parent effacé a laissé l’autre parent prendre trop de place : nous avons tous connu, de près ou de loin, une figure maternelle sur-présente et une figure paternelle en retrait, ou à l’opposé une figure paternelle autoritaire et une figure maternelle discrète. L’enfant se sent alors abandonné affectivement par cette moitié parentale absente.

A l’âge adulte, il exprime cela par une dépendance dans son rapport aux autres. Il a tendance à chercher l’approbation, l’attention et le soutien de son entourage. Il a du mal à prendre seul une décision et il va beaucoup demander des conseils autour de lui. Selon Louise Bourbeau dans Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même, de nombreux artistes, chanteurs, acteurs ou artistes sont des dépendants se nourrissant de cette admiration du public sans laquelle ils déprimeraient. Evidemment, il craint la solitude et sera plutôt sujet à des hauts et des bas émotionnels assez extrêmes (dépression, dramatisation…).

pexels-photo-326650

Le dépendant à un corps plutôt mince mais qui manque de tonus, il a souvent des grands yeux tristes et une voix d’enfant.

Pour guérir, il faut prendre conscience de sa blessure et l’accepter. Le dépendant doit apprendre à apprécier les moments de solitude, à arrêter de chercher l’attention et l’approbation des autres. Il deviendra ainsi autonome : il pourra se soutenir lui-même, se pardonner et pardonner aux autres.

L’humiliation : Le masque du masochiste

Sa plus grande peur : être libre.

Cette blessure surgit lorsque l’enfant sent qu’un de ses parents a honte de lui : par exemple lorsque l’enfant se sali ou fait des dégâts et qu’il pointé du doigt par ses parents qui le traitent de « petit cochon » ou l’humilient publiquement. Le plus souvent cette blessure est provoquée par la mère.

L’enfant qui vit de l’humiliation se créera le masque du masochiste. C’est un comportement dans lequel il y aura de la satisfaction et même du plaisir à souffrir. Le masochiste cherchera l’humiliation de façon inconsciente.

Cette personne à l’âge adulte aura tendance à se créer des contraintes et des obligations. Le masochiste aime prendre soin des autres, et s’oublie. Il se dévalorise souvent, il se punit lui-même. Il s’impose des contraintes pour palier à sa plus grande peur : la liberté. Il se crée ses obligations car sans cela il vivrait sa vie sans limites. Il tomberait alors dans l’excès dans plusieurs domaines (nourriture, achat, boisson, travail). Dans ces cas il aurait honte de lui même car il se sentirait humilié par les regards ou remarques des autres. Il a très peur de se retrouver sans limites et certain de ne pouvoir se gérer seul. Il s’arrange donc inconsciemment pour ne pas être libre. Il aime aussi que les autres dépendent de lui.

pexels-photo-119568

Le masochiste à un corps qui lui fait honte. Son corps est rondelet, voir gros, son visage est ouvert avec de grand yeux enfantin. Le masochiste feint souvent des sentiments dans sa voix, pour passer pour une personne intéressée et impliqué dans les conversations.

Pour guérir cette blessure il faut prendre conscience de sa blessure et de l’accepter. Le masochiste doit reconnaître à quel point il a pu avoir honte de lui même, il doit apprendre à s’aimer et s’accepter.  Il doit prendre en compte ses besoins avant de vouloir aider les autres, apprendre à en prendre moins sur ses épaules.

La trahison : le masque du contrôlant

Ses plus grandes peurs : la dissociation, la séparation

Cette blessure naît lorsque le parent du sexe opposé dévalorise ou maltraite le parent du même sexe : malheureusement, on peut penser par exemple à une situation de violence conjugale. Chez cet enfant l’attachement au parent du sexe opposé est très fort, ce qui affectera ses relations affectives à l’âge adulte. Il aura tendance à comparer ses partenaires avec son parent du sexe opposé.

Le contrôlant est doté d’une forte personnalité, il aime avoir le contrôle sur tout, est exigeant avec lui et envers les autres. Il a tendance à l’hyperactivité, à l’impatience et à l’orgueil. Il n’aime pas se confier, il se protège pour ne pas montrer ses faiblesses de peur de se sentir vulnérable. Il admet difficilement ses erreurs, il peut être d’humeur inégal et perd facilement son sang froid.

Sa plus grande peur est la dissociation. C’est le type de personne qui vit le plus difficilement une séparation de couple. Pour le contrôlant c’est un véritable échec. Si la séparation vient de lui, il a peur de trahir l’autre et d’être vu comme un traître. Si elle vient de l’autre, il l’accusera de trahison.

man-couple-people-woman

Physiquement son corps est empreint de force. Chez l’homme les épaules sont  larges et la poitrine bombée, chez la femme le bas du corps plus large que les épaules. Son ventre est plutôt bombé. Il parle d’une façon mécanique et plutôt retenue.

Pour guérir cette blessure il faut prendre conscience de sa blessure et de l’accepter. Il faut qu’il apprenne à ne plus se mettre en colère lorsque tout ne se déroule pas comme il l’avait prévu, il doit également apprendre à lâcher-prise et accepter de ne pas tout contrôler. Il doit laisser aux autres plus de place et accepter de ne pas être le centre d’attention.

L’injustice : Le masque du rigide

Sa plus grande peur : la froideur.

Cette blessure naît au contact de parents sévères et autoritaires. L’enfant trouve injuste cette situation et a le sentiment de ne pas pouvoir s’affirmer et s’exprimer : les figures parentales sont écrasantes, exigeantes, et ne laissent pas de place à l’expression entière de l’enfant. Il vit surtout cette blessure avec le parent du même sexe.

Le rigide est une personne sensible intérieurement mais elle fait tout pour réprimer ses émotions et ne rien montrer aux autres. Il parait froid et imperturbable. Il est très optimiste en apparence et s’il a des difficultés, il dira toujours que tout va bien, préférant se débrouiller seul pour les résoudre plutôt que de demander de l’aide. Le rigide cherche la justice avant tout. Il est obsédé par la perfection autant dans ses actes que dans ses paroles. Il ne respecte pas ses limites et s’en demande beaucoup. Il craint l’autorité car étant jeune il a dû s’y soumettre. Quand les autres doutent de lui alors qu’il a été honnête et juste, il vit cela comme un traumatisme.

man-person-red-white

Paradoxalement il fait son possible pour se montrer chaleureux et ne réalise pas vraiment qu’on puisse le trouver froid voir insensible. Il vit très mal la froideur des autres. Quand une personne est froide avec lui,  il le prend tout de suite personnellement et il se demande ce qu’il a fait ou dit de mal ou d’incorrect pour que l’autre agisse ainsi.

Le corps du rigide est droit et harmonieux. Les épaules sont droites de la même largeur que les hanches. De tous les blessés, c’est lui qui a le plus peur de prendre du poids, toujours dans son idéal de perfection. Sa voix est forte et porte au loin.

Pour guérir cette blessure il faut prendre conscience de sa blessure et de l’accepter. Le rigide doit apprendre l’indulgence et se donner le droit à l’erreur. Il doit accepter sa sensibilité et libérer ses émotions.

La guérison de ces blessures passe par plusieurs étapes :

La première étape est comme répété à chaque paragraphe : Prendre conscience de sa blessure et l’accepter. Il faut reconnaître et accepter également d’avoir éprouvé de la colère et de la révolte envers nos parents, envers les autres et envers nous même. L’idéal, c’est d’accepter le ou les masques et se remercier de les avoir créés car ils nous ont aidé à survivre. Il faut ressentir de la compassion envers soi et envers ses parents qui souvent ont souffert des mêmes blessures que nous.

La dernière étape consiste à apprendre à redevenir soi même, sans porter son ou ses masques pour se protéger. Nous ne sommes pas nos blessures !  Il est temps d’accepter la vie telle qu’elle est et surtout de s’accepter pleinement, il est temps de s’aimer, d’avoir de la compassion pour soi et se donner le droit d’être la personne que l’on est vraiment.

pexels-photo-297977

Pour aller plus loin vous conseille les livres «  Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même » de Louise Bourbeau (très complet et agréable à lire) et «  Les 5 blessures de l’âme » de Mary- Laure Teyssedre et Isabelle Gauducheau, (livre court et ludique avec des tests pour reconnaître ses blessures)

J’espère que cet article vous à permis d’identifier vos blessures et peut être celles de vos proches également. Pour ma part j’en ai identifié une dominante et je me suis rendue compte que la plupart de mes proches avaient par certains de leurs comportements la même ou celles qui me sont secondaires. Cela m’a aidé à comprendre les moments ou j’étais en réaction et ou je portais un masque et les moments ou eux aussi l’étaient.

Souvent nous agissons en miroir, nous reprochons aux autres ce que nous n’aimons pas chez nous, nous voyons chez eux ce que nous nous ne voyons pas dans nos comportements. Reconnaître les blessures des autres m’a beaucoup aidé. Et m’a permis de voir en face les miennes car elles étaient en résonance. J’ai développé plus de bienveillance et d’empathie, autant à leur égard qu’au mien.

Guérir ses blessures cela n’est pas facile, car nous devons faire face à ce qui nous fait souffrir, sans se voiler la face, sans porter de masque. Guérir ses blessures c’est accepter de grandir et de devenir autonome. Toute l’énergie que nous employons jadis à tenter de nous dissimuler va enfin être employée à bon escient, pour nous permettre d’être nous même et d’atteindre notre plein potentiel !

pexels-photo

Et je terminerai cet article sur une phrase Louise Bourbeau : « Tant qu’une expérience est vécue dans la non acceptation, c’est-à-dire dans le jugement, dans la culpabilité, la peur, le regret ou toute autre forme de non acceptation, l’humain s’attire sans cesse les circonstances et les personnes qui lui font revivre cette expérience ».

Paix & gratitude

Virginie

Publicités

Vivre le moment présent

Que signifie pour vous « vivre le moment présent » ? Le moment présent nous est offert à chaque instant, mais nous arrive-t-il souvent d’en profiter et d’en avoir pleinement conscience sans nous projeter dans le futur ou le passé ? C’est ce dont nous parle Eckhart Tollé dans « Le pouvoir du moment présent – Oeuvre intégrale – Guide d’éveil spirituel »

« Le moment présent ne peut pas être compliqué »

Sortir du passé, du futur pour être dans le moment présent, voilà le concept. Nous existons uniquement au moment présent. C’est au moment présent ou nous sommes en état de conscience Nous sommes entraînés loin du moment présent par la pensée.

Les idées principales de ce livre sont que :

– Nous souffrons à cause de nos représentations et de nos pensées, axées vers le passé et le futur.

– Nous sommes constamment en train de penser et cogiter en essayant d’anticiper le futur, et en nous rattachant à nos souvenirs ou représentations que l’on se fait du futur et du passé. Lorsque nous nous rendons à un rendez-vous chez le dentiste par exemple, nous nous voyons déjà arrivé et nous nous remémorons des souvenirs de la dernière fois ou nous y sommes allé.

primate-ape-thinking-mimic

– Nous pouvons donc accéder à un état de paix et de sérénité en faisant taire notre mental

– Pour cela il faut arrêter de nous projeter dans le futur et arrêter de nous définir par nos actes passés, faire taire nos souvenirs en nous concentrant exclusivement sur le moment présent. Nous pouvons, pour cela, observer nos pensées aller et venir et progressivement nous en détacher.

« Dès l’instant où vous observez que vous n’êtes plus présent, vous l’êtes. Chaque fois que vous pouvez observer votre mental, vous n’êtes plus pris à son piège. »

Eckhart Tollé nous explique que nous sommes en réalité les auteurs de nos propres souffrances. Plus nous nous identifions à cette souffrance plus elle est là et nous pensons qu’elle est nous. Il suffit en fait de ne plus y porter attention et elle se dissipe petit à petit.

Pour ma part je me suis rendue compte il y a quelques années de ça, lorsque mon ancien compagnon et moi nous nous sommes séparés, que plus j’en parlais, plus je souffrais. Je nourrissais en fait moi-même cette souffrance. Elle était devenue mienne, mais à cause de moi. Dès l’instant où l’on arrive à regarder ses pensées et ses souffrances en se disant qu’elles sont là mais ELLES ne sont pas LES nôtres. Je les vois passer mais je ne m’identifie pas à elles.

« Si vous en étiez conscient, le scénario de souffrance disparaîtrait de lui-même, car c’est folie pure de vouloir souffrir davantage. »

L’auteur nous explique qu’il faut dissocier le mental du « moi ». Le moi n’est pas une pensée, c’est la non-pensée justement. Il arrive que nous profitions pleinement du moment présent de façon naturelle lorsque par exemple on ressent un sentiment d’amour ou d’exaltation pour une personne ou lorsque l’on regarde les étoiles ou un très beau paysage qui nous appelle à nous arrêter quelques instants, et à déconnecter du reste. Un peu comme si on était subjugué par la beauté de l’instant.

Dans ce livre il y a une partie que j’ai trouvé très intéressante, c’est lorsque l’auteur parle du « flow », du moment présent, cet éclair de génie que l’on retrouve chez les artistes. Lors de ces états de vigilance alerte où seul l’instant présent compte, un mouvement créatif surgit. Les personnes créatives ne pensent pas d’après l’auteur, ils vivent le moment présent en sortant de la dimension temporelle, et sont présents à 100 % lors d’état de flow.

pexels-photo-51079

Ce livre est aussi  une réflexion sur le zen : vivre le moment présent c’est ce qui se passe clairement lorsque l’on médite ou lorsque l’on est en conscience. On prend la mesure de soi et de du présent. Car le moment présent est fugitif, il ne reviendra jamais.

Pour ma part, depuis la lecture de ce livre il m’arrive souvent de m’arrêter et de me dire : « Qu’est ce que je fais là ? Est-ce que je suis vraiment là ? » Je prends pleinement conscience de mon corps, de l’endroit dans lequel je me trouve ou des personnes autour. Je me dis « je suis ici maintenant, pas hier ni demain mais maintenant. » Ce moment que je vis est unique et qu’il soit agréable ou pénible il n’arrivera qu’une fois et je ne le retrouverai jamais !

Vivre le moment présent c’est donner le meilleur de soi chaque jour, sans se dire demain ou plus tard je ferai mieux. C’est apprécier une balade en forêt, un trajet, un repas, le temps qu’on passe avec ses proches, sans se préoccuper de ce qui va se passer demain ou dans une heure, du fait qu’on soit dimanche et que demain nous soyons lundi. Les problèmes n’existent pas en soi lorsque l’on pense au moment présent. Si vous avez un problème au bureau est ce que d’y penser le dimanche vous avancera à quelque chose ? Le plus important n’est-il pas d’apprécier un moment de repos en famille ou avec des amis ?

family-pier-man-woman-39691

Être présent c’est méditer se retrouver à un moment précis en étant en conscience. Par exemple manger en conscience c’est prendre le temps et apprécier ce que l’on mange. Le futur n’existe pas : on a beau pronostiquer, on ne sait jamais ce qui pourra se passer. Le seul moment important est le présent !

Le moment présent, se sentir vivant, prendre conscience de son corps, prendre conscience que c’est beau d’être en vie.

Paix & gratitude

Virginie

Je n’ai pas le temps !

Je voudrais partager avec vous une réflexion sur le temps, qui m’est venue en lisant ce court paragraphe :

« Une seule chose est irrécupérable quand elle est perdue, et c’est le temps. On peut regagner de l’argent, et parfois même plus que ce qu’on a perdu, se réconcilier avec un ami ou trouver un nouvel emploi, mais si on perd son temps, il est perdu à tout jamais. »

Ces 2 phrases ont résonné en moi.

Elles ouvrent le livre de Peter Bergman, « 18 minutes pour être efficace: La méthode simple pour réaliser ce qui est important en évitant procrastination et éparpillement » , un ouvrage très intéressant sur la productivité.

Effectivement on oublie bien souvent que la chose la plus précieuse au monde est le temps. On s’en rend compte parfois trop tard. Je me souviens lors du décès de mon grand père paternel d’avoir regretté de ne pas avoir passé plus de temps avec lui.

J’ai souvent eu cette manie, auparavant de dire  « Je n’ai pas le temps !! ». Pratiquement tout le monde autour de moi le disait fréquemment. Je me souviens, lorsque je travaillais en entreprise, d’une responsable qui paraissait débordée, (alors qu’elle était juste très mal organisée). Elle disait très souvent : « Je n’ai pas le temps » et « je ne peux pas tout faire » !!

pexels-photo-28764

En analysant ce « je n’ai pas le temps », pour ma part, j’ai réalisé que je l’employais en fait quand ça m’arrangeait. Par exemple je disais à mon prof de guitare « Je n’ai pas eu le temps de bosser ce morceau », ce qui en réalité signifiait : « je n’aime pas spécialement ce morceau de jazz imposé » ou bien « les fois ou je me suis dit, il faut que je m’y mette… j’ai trouvé des choses beaucoup plus urgentes à faire sur le moment. » Alors que si par exemple il m’avait demandé de travailler un morceau de Nirvana ou des Beatles, évidemment que j’aurais trouvé du temps.

Dans ce genre de situation, il est possible que j’arrive à définir ce qui est important pour moi et ce que ne l’est pas. Si j’avais dit « je n’ai pas pris le temps de travailler ce morceau », là d’un coup, je reprends la responsabilité de mes actes.

Il y a d’autres aspects du facteur temps : par exemple perdre son temps dans les transports en communs ou en voiture. Là encore c’est au choix : je décide de perdre mon temps dans les transports en attendant que ça se passe en jouant en tapotant mon portable ou en pestant contre la SNCF. Ou bien je peux considérer comme une opportunité ce laps de temps pour lire ou écouter des podcasts inspirants. Les transports comme le travail font partie des obligations auxquelles on ne peut déroger.

pexels-photo-298018

Hormis ces obligations, on perd parfois du temps bêtement : on fait des choses que l’on n’a pas envie de faire, on passe du temps avec des gens par devoir ou pour leur faire plaisir. A contrario il nous arrive d’oublier de passer du temps avec des gens qui comptent pour nous. Par exemple je me souviens d’avoir assisté à des soirées pour faire plaisir, alors que j’aurais préféré passer du temps avec des proches ou peut-être lire et me coucher tôt.

A une époque, une collègue m’appelait tous les weekends pour parler du boulot et ressasser en détail ce qui s’était passé dans la semaine. Cela durait bien 2 heures, je soufflais d’avance en voyant son numéro apparaître. Finalement j’étais responsable de cette situation : je laissais quelqu’un voler 2 heures de mon temps que je n’avais pas envie de lui consacrer.

pexels-photo-128920

L’alternative la moins radicale à ce genre de situation est de poser des conditions horaires telles que « D’accord nous nous verrons pour un café, j’aurais 30 minutes à te consacrer », ou encore « Je fais un saut à ta soirée, je reste pour l’apéro ensuite je devrais partir »

Il est vrai que faire des to-do-lists n’a pas tellement de sens si on n’a pas encore eu le déclic du temps. On peut être occupé 10/12h par jour en arrivant à tout caser. Mais s’est-on préoccupé de ce qui comptait pour nous ? Qui nous a imposé telle ou telle obligation sociale ? Avons-nous passé du temps sur les choses importantes ? Avons-nous laissé filer 2 heures sans savoir vraiment pourquoi ?

hourglass-time-hours-sand-39396

Le plus important c’est de comprendre la valeur du temps, et reprendre son pouvoir sur son temps au quotidien, c’est déjà une victoire et un grand pas vers la connaissance de soi.

Osez être vous, oser dire non, posez des limites, prendre vos responsabilités et osez dire « je n’ai pas pris le temps ! »

Paix & gratitude

Virginie

Comment mieux s’organiser et aller à l’essentiel ?

Comment mieux s’organiser et aller à l’essentiel ?

C’est une question que la plupart d’entre nous posons quotidiennement. N’avez-vous pas déjà eu le sentiment d’être dépassé ? D’avoir l’impression qu’une journée ne suffit pas ? Vous êtes vous déjà senti noyé dans un tas de petites taches quotidiennes et en fin de journée, vous êtes vous rendu compte que vous avez encore repoussé l’avancement de ce projet qui vous tient à cœur ? Le fait est que notre temps n’est pas extensible, et notre volonté est limitée dans une journée.

woman-dropped-fail-failure

Aujourd’hui je vous propose de parler gestion de temps et organisation avec le livre de référence sur le sujet : « Eat the frog. » de Brian Tracy (« Avalez le crapaud! » en français). Ce livre est assez court et se lit facilement, c’est un classique du développement personnel.

Eat the frog est une expression anglaise qui se moque gentiment de nous, les mangeurs de grenouilles. La grenouille ou le crapaud est assimilé(e) ici à la tâche la plus ingrate ou la plus dure de la journée, et le principe est de commencer sa journée en « mangeant le crapaud » (c’est une métaphore qui signifie la tache la plus grande, la plus importante, celle qui vous fait peur et que vous risquez de procrastiner).

tree-frog-anuran-frog-amphibians-57400

L’une des principales causes de procrastination d’après l’auteur est le manque de précision : « En matière de rendement personnel la clarté constitue la notion la plus importante ». C’est-à-dire lorsque l’on fait les choses sans savoir vraiment pourquoi, sans avoir de plan précis, ni de vision sur le long terme.

Ce livre est décomposé en 21 chapitres, 21 conseils et méthodes de productivités et d’organisation. Je vous en ai sélectionné 3 qui me paraissent intéressantes et qui pourront vous aider dès maintenant à mieux vous organiser et prioriser vos taches.

1 – Planifier chaque journée !

« Commencez dès aujourd’hui à planifier à l’avance chaque journée, chaque semaine et chaque mois…Énumérez tout ce que vous avez à faire au cours des 24 prochaines heures. Ajouter à votre liste tout ce qui vous viendra à l’esprit. Faites ainsi la liste de tous vos projets, ces grands travaux à taches multiples qui compteront pour votre avenir. […] Inscrivez chacun de vos principaux objectifs, projets ou taches en ordre prioritaire (ce qui est le plus important) et en ordre séquentiel) ce qui doit être fait en premier, en deuxième et ainsi de suite… […] Réfléchissez sur papier ! Travaillez toujours à partir d’une liste… »

postit-scrabble-to-do

C’est aller bien plus loin que de faire une to do list évidemment. C’est aussi voir plus loin que le quotidien. C’est planifier sa vie et ses objectifs à long, moyen et court terme. Coucher sur papier toutes les tâches que l’on doit faire aide à y voir plus clair. Ainsi on se rend mieux compte quelles sont les priorités et les choses les moins importantes. C’est aussi une paix pour l’esprit, vous savez ce que avez faire en vous référant à votre liste ! De ce fait vous n’avez plus besoin d’y penser ou de vous torturer l’esprit avec, c’est noté !

2 – La règle 80/20

«Dressez aujourd’hui même la liste de tous les objectifs, activités, projets et responsabilités qui s’inscrivent dans le cadre de votre vie. Lesquels d’entre eux font partie, ou pourraient faire partie, du 10 ou 20 % des taches qui rendent compte, ou pourraient rendre compte, de 80 % à 90 % de vos résultats ? […] Prenez dès aujourd’hui la résolution de consacrer de plus en plus de temps aux quelques éléments qui peuvent faire toute la différence dans votre vie et votre carrière, et de moins en moins de temps à des activités de moindre valeur. »

concept-d-échelle-de-principe-de-pareto-53850318

L’auteur fait ici référence à la loi de Pareto, la loi des 80/20. Cette loi a pour principe qu’environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes. C’est-à-dire que 80 % de nos actions produisent 20 % de nos résultats et vice versa. L’auteur explique que si vous faites une to do list de 10 tâches à effectuer, statistiquement 2 de ces tâches vous rapporteront autant que les 8 autres. Or si vous commencez par les 8 autres vous aurez perdu 80 % de notre temps pour 20 % de rendements, alors que si vous aviez commencé par ces 2 tâches en premier, vous auriez effectué 80 % des choses les plus importantes de la journée. Cette loi est valable pour tout, nous y reviendrons dans un prochain article. L’auteur explique bien cela par cette phrase :

« Les gens les plus efficaces et productifs sont ceux qui s’imposent pour discipline de s’attaquer à la tâche la plus importante qu’ils ont à accomplir »

Avec la méthode ABCD, en dessous vous allez voir comment prioriser vos différentes taches et faire les plus importantes en premier !

3 – La méthode ABCD :

« Passez en revue des maintenant votre liste de travail, pour y inscrire un A, un B, un C, un D et un E à coté de chaque tâche ou activité qui la compose. Sélectionnez la tâche ou le projet A1 et attaquez-vous y sur le champ. Imposez-vous pour discipline de ne rien faire d’autre jusqu’à ce que cette tâche ou ce projet soit terminé. […] Au cours du mois à venir, avant de commencer à travailler, mettez quotidiennement en pratique la méthode ABCDE, pour chaque travail ou projet de votre liste. D’ici là, vous aurez acquis l’habitude de déterminer et d’accomplir vos tâches les plus prioritaires, et votre avenir sera ainsi assuré. »person-apple-laptop-notebook

Mieux vaut avoir peu d’objectifs, les réaliser plutôt que d’en avoir des tas, se sentir submergé et se laisser à la procrastination. La procrastination engendre une baisse d’estime de soi. On s’en veut de procrastiner et donc on se trouve nul ou flemmard, on est en colère après soi-même et on ne comprend pas ce qui cloche. Nous nous sentons impuissant et dépassé par notre quotidien ou nos rêves.

Et de ce fait nous admirons les autres, ces gens qui réussissent, nous les imaginons bien évidement au dessus de nous, des êtres supérieurs capables d’abattre des monstres de taches, des acharnés, des surhommes… En fait ces gens ont juste développé la capacité de concentrer leur énergie et leurs efforts sur la ou les taches les plus importantes pour eux. Ils ne font pas tout, bien au contraire, mais ils savent où ils vont et ne laissent pas submerger par les autres ou pleins de taches annexes. Nous pouvons devenir ces personnes à force de clarté, d’organisation et de persévérance.

pexels-photo

J’espère que ces 3 clefs vont ont aidé, organisez vous, sélectionnez, ne faites pas ou déléguez (quand vous le pouvez). Si vous voulez aller plus loin, je vous recommande de lire le livre. N’hésitez pas à me faire un retour et me dire ce que vous en avez pensé, si vous aussi vous avez des méthodes pour gérer votre temps, n’hésitez pas à les partager ici.

Paix & gratitude

Virginie

Comment être moins « phone-addict » ?

Les nouvelles technologies internet, le téléphone portable sont bien pratiques, mais les utilisons-nous correctement ? Cela affecte-il nos relations, notre communication, notre concentration et notre santé ? Ne vous êtes-vous jamais posé la question comme moi à un moment : est-ce que mon téléphone ou internet me facilite la vie ou suis-je devenue esclave d’eux ? Lire la suite

4 façons d’être plus heureux : les accords toltèques

Je voudrais partager avec vous un livre incontournable selon moi dans le développement personnel : « Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle».  Peut être en avez-vous déjà entendu parler ? C’est un livre écrit par Don Miguel Ruiz, auteur mexicain. Il est facile à lire, captivant et idéal si vous n’avez pas lu depuis longtemps et si vous commencez à vous intéresser au développement personnel. Lire la suite

Les bienfaits de la lecture

Je vais vous parler de la nécessité de faire attention à ce qui rentre dans votre cerveau.

Vous faites probablement attention à ce qui rentre dans votre bouche, à votre alimentation au quotidien. Sans doute essayez-vous de manger sain,  et de ne pas abuser de junk food. Vous vous doutez que ce qui est trop salé ou trop sucré nuit à votre santé : notre société nous le rabâche suffisamment, que ce soit par le biais des médias, des campagnes de santé publique, ou de votre entourage.

Cependant faites-vous attention à votre nourriture intellectuelle ? Lire la suite